LE TEMPS DE FICTION

Notre époque, comme temps de fiction, constitue une question épistémologique. Il s'agit d'un moment expérimental à concevoir comme un non-lieu ou un lieu "surchauffé". C'est aussi le moment de l'interprétation ou de la réception de l'oeuvre. Il se décline selon les problématiques suivantes :

 

  1. La photographie dans sa masse industrielle est une faute contre la présentation de la "Réalité de fiction", elle reste une graphie de la représentation qui nous dispense de voir l'Inexistence du réel. La photographie nous signale que la conjonction d'un Où, d'un Quand et d'un Qui composent un présent, une présentation du présent soustrait à la massivité de la représentation.

  2. La danse comme métaphore de la pensée n'est nullement l'impulsion corporelle libérée, l'énergie sauvage du corps, mais plutôt elle est en prise directe avec une attraction fictionnelle affirmative.

  3. La disposition à la croyance mène-t-elle à la foi et au credo collectif. Le vraisemblable dans ses plausibilités fictionnalistes n'assigne aucune vérité au Sujet mais une véracité à l'Etre qui détient la mauvaise conscience d'avoir une réalité. Étre tel qu'il a toujours été selon l'école évolutionniste, ou bien être tel qu'il est selon l'école diffusioniste.

  4. Un sujet est une relation indirecte et créatrice entre un événement et un monde. Le réel du Sujet réside dans la conséquence de la relation dans un monde de fiction entre une trace et un corps. 

  5. Le temps de la fiction envisage le fictionnalisme comme une critique de la croissance sans fin, comme une ouverture à la complexité du réel, comme une étude de la dimension symbolique de l'espace sémiotique.

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